







Coen van de Kraats, Titus Galama, Maarten Lindeboom et Zichen Deng (2024) suggèrent une autre explication, de nature sociale : le relâchement de la norme sociale du travail améliorerait le bien-être mental de ceux qui ne peuvent la respecter, en particulier les chômeurs. En effet, plusieurs études ont montré que l’épreuve du chômage se traduit par une baisse du bien-être des individus et que celle-ci ne s’explique pas par la seule baisse du revenu. Travailler, lorsqu’on est en âge de le faire et (physiquement) capable de le faire, est une norme dans la société (Méda, 2010). Le fait de ne pas travailler est mal perçu ; les chômeurs eux-mêmes tendent à se déconsidérer.
De l’emploi au chômage et vice versa : impact et évolution des flux | Banque de France
Billet de blog n° 368. Ce billet explore l'évolution du taux de chômage en France depuis vingt ans, en se concentrant sur le rôle des transitions entre l’emploi et le chômage. La baisse significative du chômage depuis 2015 reflète en grande partie une amélioration de la réintégration des chômeurs sur le marché du travail. Il met en évidence l'impact des facteurs structurels et des politiques publiques sur ces dynamiques.

Se dépenser et se préserver. Éboueurs et balayeurs du secteur public
La virilité occupe traditionnellement une place centrale dans la composition de l’identité masculine, dans les styles de vie comme dans le rapport au travail chez les ouvriers. Chez les éboueurs et les balayeurs, les valeurs viriles (courage, force physique, endurance, résistance à la douleur, etc.) continuent de fonder la culture professionnelle et les manières de faire face au « sale boulot ». Mais elles sont aussi complétées voire concurrencées par une disposition professionnelle à préserver le corps et la santé, nécessaire pour tenir le poste. La nature de l’activité et les évolutions du secteur (modernisation, « médicalisation », recomposition sociale du groupe) ainsi que la trajectoire et les propriétés sociales des enquêtés éclairent la recomposition des masculinités et des écarts aux normes viriles au sein du groupe.
Non, on ne gagne pas plus avec des allocations qu'en travaillant
Le travail est plus rémunérateur que les prestations sociales. Mais selon les cas de figure, travailler au Smic ne permet pas nécessairement de sortir les fami…

Comment vont les enfants ?
De nombreux indicateurs psychiques et physiques montrent que la jeunesse fait face à une crise de la santé mentale. Ces résultats proviennent généralement d’enquêtes se concentrant sur des tranches d’âge relativement élevées de la jeunesse (à partir de 15 ou 18 ans et allant jusqu’à 25 ans) et suivent rarement les répondants dans le temps.
Petits boulots et grandes galères : être jeune sans diplôme en milieu rural | Cereq
Reversé Clément | Céreq Bref, n° 465 | Entre la baisse régulière du décrochage scolaire et la place toujours plus grande du diplôme dans l'insertion professionnelle, les jeunes non diplômés font face à une situation de plus en plus difficile sur le marché du travail. Cela est particulièrement vrai en milieu rural, où ces jeunes se voient enfermés dans une instabilité structurelle, paradoxalement entretenue par leur attachement viscéral au travail. Ce Céreq Bref explore les dynamiques complexes de leur insertion, entre aspirations à l'autonomie, rejet de la stigmatisation associée aux aides sociales, et exploitation de leur disponibilité sur le marché du travail.
L'animal est l'avenir de l'homme
La vie partagée avec l’animal constitue un enjeu politique, philosophique et éthique majeur de notre temps. Pour Dominique Lestel, cette question métabolise quelques-unes des caractéristiques les plus pathologiques de la civilisation occidentale, qui s’expriment en particulier à travers la thèse de l’animal-machine ou le mépris dont font encore trop souvent l’objet les défenseurs des animaux.Dans cet essai enlevé et engagé, l’auteur affirme au contraire que le souci des animaux fait partie intégrante de notre humanité. Il montre dans quelle mesure l’animal est pour nous un interlocuteur à part entière, et parfois un partenaire, auprès duquel nous avons contracté une dette infinie. Analysant notamment les problèmes posés par l’expérimentation animale – dont il révèle toute la complexité –, il plaide pour le développement d’une bioéthique de la réciprocité : si nous pouvons prendre beaucoup à l’animal, nous devons aussi lui donner beaucoup.Ce livre de philosophie pratique est destiné à donner des munitions à tous ceux qui persistent à défendre la cause animale, mais aussi à tous ceux qui souhaitent penser l’humain au-delà de l’idée d’une barrière hygiénique qui le préserverait d’une contamination suspecte par les autres animaux.Dominique Lestel construit depuis plus de quinze ans une anthropologie philosophique qui s’appuie sur une épistémologie critique de l’éthologie et qui refuse de penser l’humain comme une citadelle menacée par l’inquiétante proximité des autres animaux. Son travail suscite un intérêt croissant aux quatre coins du monde, y compris en dehors des milieux universitaires. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Paroles de singes. L’impossible dialogue hommes-primates (La Découverte, 1995), Les Origines animales de la culture (Flammarion, 2001)et L’Animal singulier (Seuil, 2004).

IA : Comment le déploiement des centres de données crée un « choc des ressources »
Energie, eau, métaux… la ruée vers l’intelligence artificielle s’accompagne d’une demande croissante en ressources, note une nouvelle étude.

Renée Greusard on Instagram: "Appel à une grève du climat. Qu’ils soient dans des cours à plus de 40degres ou en train de passer leur brevet dans un sauna gênant, ce qui se passe ce lundi pour les enfants français est une honte. Pourquoi ? Parce que cela fait 30 ans que les climatologues préviennent que nous courrons à une catastrophe. Et 30 ans que les gouvernements successifs disent “soyons raisonnable, il ne faut pas être catastrophiste” Cela fait aussi des années qu’on sait qu’il faut rénover les écoles. Le ministre en charge du sujet l’avait calculé en 2023 il fallait pour adapter les écoles : 52 milliards d’euros sur 10 ans et investir environ 5 milliards d’euros par an pour protéger les enfants. Cela n’a pas été fait. En revanche, on nous demande maintenant de garder nos « réarmements démographiques » à la maison ou de les envoyer passer la journée dans des fournaises de béton. Cette vision des enfants comme des moyens capitalistes ou des objets qu’on déplace nous révulse. Ou est le soin ? Parents, mettons nous en colère ensemble. Organisons une grève du climat pour qu’enfin de véritables mesures soient prises."
13K likes, 293 comments - reneegreu on June 21, 2026: "Appel à une grève du climat. Qu’ils soient dans des cours à plus de 40degres ou en train de passer leur brevet dans un sauna gênant, ce qui se passe ce lundi pour les enfants français est une honte. Pourquoi ? Parce que cela fait 30 ans que les climatologues préviennent que nous courrons à une catastrophe. Et 30 ans que les gouvernements successifs disent “soyons raisonnable, il ne faut pas être catastrophiste” Cela fait aussi des années qu’on sait qu’il faut rénover les écoles. Le ministre en charge du sujet l’avait calculé en 2023 il fallait pour adapter les écoles : 52 milliards d’euros sur 10 ans et investir environ 5 milliards d’euros par an pour protéger les enfants. Cela n’a pas été fait. En revanche, on nous demande maintenant de garder nos « réarmements démographiques » à la maison ou de les envoyer passer la journée dans des fournaises de béton. Cette vision des enfants comme des moyens capitalistes ou des objets qu’on déplace nous révulse. Ou est le soin ? Parents, mettons nous en colère ensemble. Organisons une grève du climat pour qu’enfin de véritables mesures soient prises.".

Les honnêtes gens et le sale boulot
2Je ne fais pas ressurgir le cas de l’Endloesung (la solution finale) nazie de la question juive pour condamner les Allemands ou les faire paraître pires que les autres, mais pour rappeler à notre attention la dangerosité toujours tapie en nous. Une grande partie de ce qui suit fut écrite après mon premier séjour après-guerre en Allemagne, en 1948. Mes impressions furent vives. Les faits ne se sont pas amoindris et n’ont pas disparu avec le temps, comme l’ont fait les histoires des atrocités que les Allemands sont censés avoir perpétrées en Belgique pendant la Première Guerre mondiale. Plus les comptes-rendus étaient exhaustifs, pires ils étaient [3].
La prime salariale liée au télétravail
Des études ont montré que les travailleurs apprécient généralement la possibilité de travailler à domicile et sont prêts à accepter des réductions de salaire importantes en échange, mais de plus en plus d'études montrent que les travailleurs qui travaillent à domicile gagnent en moyenne des salaires plus élevés que ceux qui ne le font pas. Cet article combine des données d'enquête françaises, des registres administratifs et des données de sécurité sociale pour montrer que le principal facteur de cette prime salariale liée au travail à domicile est la sélection. Les travailleurs qui sont plus productifs ou qui ont de meilleures compétences en matière de négociation semblent pouvoir obtenir à la fois des salaires horaires plus élevés et le droit de travailler plus souvent à domicile.

Éboueurs et balayeurs face aux paradoxes de leur condition – Métropolitiques
Qui sont les éboueurs et balayeurs du secteur public et que pensent-ils de leur condition professionnelle et sociale ? Hugo Bret aborde l'évolution récente de ce métier dans une étude sociologique…

Qu'est-ce que le travail ?
Un temps contraint, un facteur de production, et une activité sociale

Canicule et mortalité : logements, inégalités sociales et hôpitaux en tension, ces enjeux essentiels mis de côté
ANALYSE. Le gouvernement axe sa communication sur des mesures comportementales individuelles, de prévention ou de vigilance, mais ne met pas l’accent sur un certain nombre de questions centrales, si l’on veut lutter contre les effets sanitaires les plus graves.
Consommation : de quoi se privent les pauvres ?
Pas de vacances, des vêtements de mauvaise qualité, avoir du mal à se chauffer, ne pas pouvoir remplacer un meuble... Le manque d’argent a des répercussions concrètes sur les modes de vie et exclut des normes de la société de consommation.

L’assurance chômage n'est pas « généreuse » : on s'en doutait, désormais on le sait
Taxés comme tous les autres, les chômeurs indemnisés voient en plus leur épargne de précaution surtaxée à hauteur de 25 % sous prétexte que leurs allocations s…

Le taux d'emploi est stable depuis 50 ans
Le taux d’emploi est rarement commenté dans le débat public, contrairement à son cousin, le taux de chômage. Le premier rapporte la population en emp
