







Le Front populaire s’est formé en réaction à la « menace fasciste », sous la pression du peuple de gauche et du contexte international.
Les récidivistes - AOC media
Agiter le chiffon rouge de la montée du nazisme reste une vaine superstition si l’on persiste dans les erreurs historiques – faire porter la responsabilité sur les classes populaires et le suffrage universel. Le parallèle avec aujourd’hui est à situer du côté d’une oligarchie soucieuse de barrer la route à la gauche, y compris sociale-démocrate, et qui ne tient plus compte du résultat des législatives. Il n’y a pas de déterminisme à la montée des fascismes : c’est le résultat d’un choix.

Politique économique : le Nouveau Front populaire dessine un changement de cap
L’économiste Michaël Zemmour réfute le procès en manque de sérieux du programme du Nouveau Front populaire. Il détaille les mesures qui pourraient être appliqu…

Frédéric Le Moal, Histoire du fascisme, Paris, Perrin, 2018, 425 p.
Frédéric Le Moal, spécialiste de l’Italie, propose une nouvelle histoire du fascisme. Son projet ne consiste pas à livrer des faits inédits, ceux-ci étant généralement bien établis, mais à donner u...

Indextreme.fr
Indextrême : Observer, répertorier et connaître les symboles graphiques du fascisme en France.

Vox, fascismo y revolución | Columna
Lo que caracteriza a algunos políticos de ultraderecha no es la melancolía por el pasado, sino su voracidad por el porvenir

Lettre ouverte à la gauche bordelaise qui a perdu le nord
Ceci est une lettre ouverte à l'ensemble des organisations bordelaises se réclamant de l'antiracisme, de l'antifascisme et du féminisme.

Ce que nos élus doivent à Mussolini
Il y a des tas de choses à raconter sur le système électoral français, mais nous allons nous attarder pour l’instant sur un point précis qui m’a interpellée le jour où j’en ai découvert l’existence e…

Les Néo-fascismes européens et les mondes arabo-musulmans
Stéphane François et Nicolas Lebourg, « Le courant nationaliste-révolutionnaire et les mondes arabo-musulmans, de Maurice Bardèche à Christian Bouchet », Bernard Bruneteau et Yves Santamaria dir., …

Comment l’irruption du FN a bouleversé le jeu politique
L’extrême droite a eu une place extrêmement marginale dans le paysage politique des décennies qui ont immédiatement suivi la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci était dominé par deux blocs, un bloc de gauche et un bloc de droite. L’essor du Front national a bousculé cet équilibre.

Incendies en Espagne : le Premier ministre Pedro Sánchez appelle à un « pacte d’État » sur l’urgence climatique
Un « grand pacte d’État » sur l’urgence climatique : c’est ce qu’a proposé le Premier ministre espagnol de gauche, Pedro Sánchez, à l’ensemble des acteurs politiques, et notamment au principal parti de l’opposition, le Parti populaire (PP) du libéral—conservateur Alberto Núñez Feijóo. Cette initiative vise à renforcer les moyens et à améliorer la coordination entre régions face aux catastrophes environnementales.

Here's a PDF Version of the CIA Guide to Sabotaging Fascism
A 404 Media reader made a PDF version of the World War II-era manual that's going viral right now.

En finir avec le concept de pureté militante - Engrainage
Le concept de pureté militante fait débat. Le plus souvent il renvoie à une injonction à maintenir une ligne de conduite irréprochable au sein de groupes militants, souvent basée sur des normes de langage et de comportement. Un concept flou derrière lequel on retrouve de nombreux mécanismes sociaux comme des dynamiques de domination, d’exclusion ou encore d’individualisation des luttes. En parallèle, la pureté militante est aussi instrumentalisée. Elle est effectivement utilisée comme défense par les personnes accusées de comportements ou d’actions oppressives en affirmant que les critiques reçues s’assimilent à de la pureté militante. Ce qui induit notamment une certaine silenciation de la critique politique. Le manque de définition claire autour de ce terme empêche de nommer précisément les problématiques et de s’en saisir concrètement. Ce flou laisse place aussi à des abus d’utilisation voire de l’instrumentalisation.


Parole à la défense: petite histoire politique du catenaccio
Système de jeu bien précis qui a longtemps, pour le meilleur comme pour le pire, fait la renommée des équipes italiennes, le catenaccio appartient désormais à l'Histoire. Remontons aux sources d'un système tactique passé des mains des plus faibles à celles des plus forts, avant de disparaître sous le rouleau compresseur du football moderne. La victoire de la Squadra Azzura au Mondial 82, à la faveur d'une organisation défensive étanche, lui a permis d'atteindre son apogée sous sa version modernisée: la Zona Mista. Mais pour la plupart des observateurs, c'est bien le catenaccio qui a été célébré à cette occasion. Les deux principales forces parlementaires de l'après-guerre, les démocrates chrétiens et les communistes, avaient applaudi de concert. “San Catenaccio” titrera d'ailleurs le lendemain le journal La Repubblica, dans un élan de fierté patriotique, sous la plume de Gianni Brera. L'emblématique journaliste sportif a plaidé très tôt en faveur de ce système, dont il a inventé le nom, bien avant qu'Helenio Herrera ne le fasse voyager en Europe et ne le consolide comme un symbole du jeu “à l'italienne” et son mythe de la victoire 1-0. Le football italien a longtemps traîné le catenaccio comme une “mauvaise réputation”, synonyme de mentalité anti-sportive visant à casser le jeu de son adversaire. “Aucun système tactique n'est plus célèbre que le catenaccio. Pour des générations entières, ce mot représente le football italien dans tout ce qu'il a de plus paranoïaque, de négatif et de brutal”, écrit Jonathan Wilson dans son monumental La Pyramide inversée. Au rang des reproches: ralentissement du jeu, primauté excessive du résultat et prise de risque minimale. Derrière les représentations et les caricatures, les premières expériences de catenaccio sont pourtant le fruit d'équipes cherchant un chemin pour déjouer la supériorité évidente des grosses écuries. Gianni Brera estimait que les Italiens, éprouvés par les difficultés de l'après-guerre, souffraient d'un déficit physique par rapport à d'autres nations et qu'il leur était nécessaire d'opposer de la cohésion, doublée d'un certain art de la roublardise. La philosophie du catenaccio repose aussi sur le postulat que la défense dispose d'un avantage stratégique sur l'attaque. Comme l'enseigne la théorie militaire de Clausewitz, une position est plus facile à conserver qu'à conquérir. Ce catenaccio originel est en fait une métaphore de la résistance. Le philosophe marxiste Toni Negri dira à ce propos dans une interview accordée à Libération en 2006: “C'était la lutte des classes: on était faible et on devait se défendre”. Le “verrou suisse”, l'idée de Karl Rappan Avant d'être un ciment d'unité nationale, le catenaccio a eu plusieurs vies. Plus qu'une invention sortie d'un seul cerveau, c'est le résultat d'une succession d'expérimentations tactiques. Dans son livre Calcio, history of italian football, John Foot parle de “catenaccio primitif” pour identifier les premiers schémas défensifs recourant au libero, avant même que le terme ne soit inventé par Brera. Ce joueur “libre de toute tâche de marquage” formant la charnière avec le stoppeur, est la pièce-maîtresse du catenaccio. Ce poste a vu le jour dans les années 30 et est en fait un héritage direct du “verrou suisse”. On doit cette innovation à l'entraîneur autrichien Karl Rappan. Après s'y être essayé dans l'anonymat du championnat helvète, c'est à la tête de la Nati, dans les années 30, qu'il obtiendra ses résultats les plus convaincants, notamment en éliminant l'Allemagne nazie lors du Mondial 1938, organisé en France. Le technicien peaufinait son système depuis quelques temps et avait pu en mesurer l'efficacité face à l'Angleterre en amical, quinze jours avant le début de la compétition. Son idée? Remodeler le 2-3-5 classique en un 4-3-3 défensif. Pour remédier aux failles de son équipe et contenir les assauts adverses, Rappan renforce son assise en reculant deux joueurs. Il repense ainsi sa ligne arrière en postant un de ses deux centraux dans une position reculée, comme une soupape de sécurité. Appelé à être toujours placé entre son but et le ballon, ce proto-libero, la presse suisse l'a nommé le “verrouilleur”. Celui à qui on a confié la clé du cadenas. Pour la Suisse de Rappan, c'est le rugueux Severino Minelli, déjà utilisé dans ce rôle au Grasshopper Zurich, qui aura ce rôle. Mais sur le moment, la presse n'a pas semblé relever la prouesse tactique. Selon Jonathan Wilson, “le verrou ne fut jamais considéré autrement que comme une curiosité, un moyen pour les équipes inférieures de frustrer les meilleures, rien de plus”. Il serait d'ailleurs sûrement tombé aux oubliettes sans ce succès en Coupe du Monde, écrivant une de ces pages légendaire de l'histoire du football et infligeant un premier revers symbolique au IIIe Reich. D'une arme d'outsiders à une arme de dominants Dans la Botte, c'est Gipo Viani, entraîneur de la Salernitana, qui est connu pour avoir systématisé l'emploi du libero après-guerre. Il faut faire face à la domination écrasante des équipes du Nord industriel, plus riches et capables de recruter les meilleurs joueurs. Dans une Italie qui n'a d'yeux que pour le jeu flamboyant du Grande Torino, la réussite du “Vianema” est très relative. Il n'empêchera pas la Salernitana de descendre, ni d'encaisser un mémorable 7-1 face à ce Torino qui a survolé ce championnat – à la fois meilleure attaque (125 buts) et meilleure défense (33 buts) – de la saison 1947/48. Tableau d'une époque où la meilleure défense était réellement l'attaque. Lors de la même saison, c'est du côté de Trieste qu'est venue la surprise du “patron”. Le catenaccio de Nereo Rocco, jeune coach de 35 ans, mènera la Triestina sur la deuxième marche du podium de la Serie A, ex æquo avec la Juventus et le Milan AC. Après avoir rodé sa philosophie à Trieste, Nereo Rocco obtiendra une mythique 3e place avec Padoue lors de la saison 57/58. Le coach fait du catenaccio l'arme idéale des équipes moins calibrées sur le papier. Cette position assumée a été résumée dans une anecdote. Avant un match face à la Juventus, à un journaliste qui lui a lancé un mécanique “Que le meilleur gagne!”, Rocco aurait rétorqué “Espérons que non!”. Au même moment, tandis que le Brésil popularise le 4-2-4 et que les défenses en ligne se développent, les grandes équipes italiennes commencent, elles aussi, à s'approprier le catenaccio. L'arme des outsiders devient progressivement celle des dominants. Une réappropriation “bourgeoise” presque logique dans un football qui se rationalise à mesure qu'il se modernise. Nereo Rocco, passé sur le banc du grand Milan AC, contribuera beaucoup à en faire un modèle hégémonique. En réalité, la transition vers la période de domination du catenaccio sur le football italien avait déjà été amorcée par le scudetto de l'Inter Milan d'Alberto Foni, lors de la saison 52/53. Foni avait installé Ivano Blason en libero, souvent présenté comme le premier vrai spécialiste du poste. Un succès qui avait été accueilli par le scepticisme d'une péninsule qui n'était pas encore culturellement acquise au dogme défensif. Le public déplorait son style anti-spectaculaire. Le football transalpin commençait à peine à faire le deuil du Grande Torino, dont la quasi totalité de l'effectif avait été décimé lors de la tragédie de Superga le 4 mai 1949, et de son football résolument tourné vers l'offensive. L'Histoire associe surtout le catenaccio au nom d'Helenio Herrera. À la tête de l'Inter Milan, l'entraîneur argentin, fils de réfugiés anarchistes espagnols, multipliera les titres entre 1963 et 1966, dont un triplé – Championnat, Coupe d'Europe, Coupe Intercontinentale – en 1965. Cet Inter est une machine physique, mais il ne s'agit pas “seulement” de maîtriser l'art du marquage individuel. Une de ses marques de fabrique est l'utilisation de Giacinto Facchetti comme latéral offensif, au sein d'une défense où Armando Picchi est connu pour gérer la profondeur à la perfection. C'est aussi le premier relanceur dans ce plan de jeu basé sur le “contropiede”, la contre-attaque. L'Inter d'Herrera disposait aussi, au milieu, d'un distributeur hors pair avec Luis Suárez, dont le jeu long pour lancer Corso, Mazzola et Jair, faisait beaucoup de mal à l'adversaire. Comment est mort le catenaccio Comme sa création, sa disparition sera aussi le fruit d'un processus. La défaite de 1970 face au jeu offensif flamboyant de la sélection brésilienne, mettra en lumière les limites du marquage individuel, face au mouvement du “football total”. Perfectionnée à la fin des années 1970 par Giovanni Trapattoni à la Juventus et Luigi Radice au Torino, la Zona Mista lui apportera des retouches avec l'intégration du marquage en zone et un meilleur sens du pressing. Ce qui vaut souvent à la Zona Mista d'être présentée comme une synthèse entre le catenaccio italien et le “football total” néerlandais. Le coup de grâce sera porté par le Milan AC d'Arrigo Sacchi qui scellera le sort du libero et du marquage individuel, avec sa défense en ligne et en zone. C'est une rupture majeure qui fera de son Milan AC l'un des tous meilleurs clubs européens. Si les caractéristiques majeures du catenaccio ont disparu, son héritage perdure dans l'imaginaire et dans le commentaire médiatique qui feraient planer son fantôme au-dessus du moindre bloc bas.

★ Être stupide, où l’art du sabotage social selon les leçons de l’OSS (ex-CIA)
Mais quel troll, mais quel con ! Sur Internet, dans l’administration, au travail, il arrive toujours…<div class="more-link-wrapper"><a class="more-link" href="https://www.hacking-social.com/2016/05/09/etre-stupide-ou-lart-du-sabotage-social-selon-les-lecons-de-oss/">Lire l'article<span class="screen-reader-text">★ Être stupide, où l’art du sabotage social selon les leçons de l’OSS (ex-CIA)</span></a></div>

La performance du marché du travail et l’essor du populisme
traduction française de "Labor market performance and the rise of populism" de Sergei Guriev
