







Le rapport de confiance ou de défiance unissant les citoyens à la politique se nourrit d’une variété de facteurs relatifs à la position sociale des citoyens, à la mise en cause de leurs intérêts par les politiques publiques comme à leur perception normative de l’univers politiques. En se fondant sur un matériel qualitatif composé de groupes de discussion réunissant des citoyens français faiblement politisés, cette contribution vise à cerner les motifs argumentatifs de la confiance et de la défiance politique. Leurs propos expriment un rapport au politique construit de façon endogène, à dimension fortement normative et manifestant une capacité argumentative fondée sur différents types de principes.
En finir avec le concept de pureté militante - Engrainage
Le concept de pureté militante fait débat. Le plus souvent il renvoie à une injonction à maintenir une ligne de conduite irréprochable au sein de groupes militants, souvent basée sur des normes de langage et de comportement. Un concept flou derrière lequel on retrouve de nombreux mécanismes sociaux comme des dynamiques de domination, d’exclusion ou encore d’individualisation des luttes. En parallèle, la pureté militante est aussi instrumentalisée. Elle est effectivement utilisée comme défense par les personnes accusées de comportements ou d’actions oppressives en affirmant que les critiques reçues s’assimilent à de la pureté militante. Ce qui induit notamment une certaine silenciation de la critique politique. Le manque de définition claire autour de ce terme empêche de nommer précisément les problématiques et de s’en saisir concrètement. Ce flou laisse place aussi à des abus d’utilisation voire de l’instrumentalisation.

Confiance à autrui et sociabilité : analyse européenne comparative
Après avoir dressé un état des réflexions sociologiques passées sur la confiance interpersonnelle et la sociabilité, l’auteur essaye de comprendre, en analysant les données des enquêtes sur les valeurs des Européens, les logiques complexes de la confiance. En constitue un trait culturel résistant des différentes sociétés européennes, lié à beaucoup d’autres attitudes : sociabilité forte, optimisme général, politisation et participation politique, attitude ouverte et positive à l’égard du monde, tolérance à l’égard d’autrui... La confiance est aussi liée au capital économique et culturel des individus et au niveau de développement de chaque pays, sans que l’on puisse facilement identifier le sens des causalités.
Édito. Face à la canicule, les responsables politiques semblent toujours pris de court
Alors que la France subit une nouvelle canicule exceptionnelle, le réchauffement climatique peine à s'imposer durablement dans le débat public. Malgré des efforts réels, les politiques publiques restent freinées par le court-termisme et les priorités électorales.
Baromètre de la confiance politique CEVIPOF 2025 : le grand désarroi démocratique
Rejet, méfiance, découragement : l'enquête annuelle de référence du CEVIPOF dresse un constat alarmant sur la perception de la politique en France.

Christophe Cassou, climatologue : «Il faut politiser les canicules et dénoncer les défaillances des responsables»
Fustigeant l’apathie ou le déni du gouvernement, le chercheur invite l’exécutif à prendre la mesure de la durée très inquiétante de la vague de chaleur actuelle car les épisodes précoces «font plus de dégâts».

L’antisémitisme et la réforme de la Bourse de Paris (1893-1898)
Les réformes de la Bourse de Paris entre 1893 et 1898 sont l’occasion de manifestations d’antisémitisme qui peuvent ne guère surprendre dans le contexte de l’époque. Les partisans du monopole des agents de change traitent de juifs les membres du marché libre (les coulissiers) qui le remettent en cause. Au-delà de la défense conservatrice d’une corporation privilégiée et de sa contestation libérale, cet épisode permet de mieux comprendre que ce sont deux conceptions du marché financier toujours actuelles qui sont en cause. Les coulissiers privilégient la liquidité, la rapidité d’exécution, les financiers professionnels et les échanges internationaux, au prix éventuellement d’une moindre sécurité et d’une moindre égalité dans l’échange, au détriment sans doute des petits boursicoteurs et de la stabilité du marché. Les agents de change avaient des priorités inverses. Le débat s’enrichit de l’émergence d’une tierce position socialiste qui renvoie dos à dos libéraux et conservateurs pour proposer une Bourse service public privilégiant transparence et sécurité sans que ce soit au profit d’un groupe privilégié, position qui, sans prévaloir, annonce de nouvelles conceptions de l’économie de marché., The reforms of the Paris Stock Exchange between 1893 and 1898 gave rise to manifestations of antisemitism that were very much of their time. Supporters of the stockbrokers’ monopoly branded their opponents who participated in the free market (known as coulissiers) as Jews. Beyond the conservative defense of a privileged guild and its liberal contestation, this episode illuminates two conceptions of the financial market that are still current today. The coulissiers favored liquidity and speed of execution, professional financiers, and international exchanges, potentially at the cost of trading security and equality, and to the detriment of small traders and market stability. The official brokers (agents de change) had opposite priorities. The debate was complexified by the emergence of a third, socialist position that rejected both liberal and conservative visions, proposing a public-service stock exchange that would favor transparency and security without benefiting a privileged group. Although this position did not win out, it nevertheless heralded new conceptions of the market economy.

Quel rôle pour les politiques “symboliques” dans la lutte contre le dérèglement climatique ?
Une analyse de Théodore Tallent, Malo Jan et Luis Sattelmayer, doctorants au Centre d'études européennes et de politique comparée, pour le média Conférence de Sciences Po.

Quand les pressions politiques s’intensifient sur la Fed
Plusieurs travaux empiriques ont souligné les bénéfices économiques d’une indépendance politique de la banque centrale (Alesina et Summers, 1993 ; Dincer et Eichengreen, 2014). Cette littérature a notamment établi des indicateurs mesurant le degré d’indépendance des banques centrales et constaté que ces indicateurs étaient négativement et significativement corrélés avec le taux d’inflation. Une telle relation est interprétée comme dénotant la causalité suivante : une plus grande indépendance de la banque centrale entraîne une plus faible inflation (1). L’idée serait qu’une banque centrale plus indépendante est moins poussée par le gouvernement à assouplir sa politique monétaire pour stimuler l’activité économique, ce qui aurait en outre pour effet de mieux ancrer les anticipations d’inflation à un faible niveau. Dans les modélisations de la domination budgétaire (fiscal dominance), comme celle proposée par Sargent et Wallace (1981), les gouvernements seraient tentés de faire pression sur la banque centrale pour financer leurs déficits.

En pleine canicule, les climatologues atterrés par le « déni de responsabilité » des politiques face au changement climatique
Valérie Masson-Delmotte, Jean Jouzel ou Christophe Cassou regrettent que les alertes formulées depuis des années par la communauté scientifique sur les conséquences du réchauffement climatique n’aient pas davantage été prises au sérieux.

Canicule et mortalité : logements, inégalités sociales et hôpitaux en tension, ces enjeux essentiels mis de côté
ANALYSE. Le gouvernement axe sa communication sur des mesures comportementales individuelles, de prévention ou de vigilance, mais ne met pas l’accent sur un certain nombre de questions centrales, si l’on veut lutter contre les effets sanitaires les plus graves.
Indextreme.fr
Indextrême : Observer, répertorier et connaître les symboles graphiques du fascisme en France.

Le mythe du marché
RésuméBeaucoup prétendent que l’efficacité des marchés dépend de l’absence d’intervention étatique. Deux exemples fameux de transformation des marchés sont ici considérés dans le cadre des États-Unis : l’émergence de la « valeur actionnaire » comme conception du contrôle des entreprises et la création de la Silicon Valley. Il sera démontré qu’aucun de ces deux phénomènes ne peut être appréhendé hors du contexte socio-politique qui les a fait naître. Le gouvernement américain facilita le mouvement de fusions des années 1980, qui mena au développement de la « valeur actionnaire » comme conception de contrôle, en suspendant les lois antitrust et en réduisant substantiellement l’impôt sur les sociétés. Pour ce qui est de la Silicon Valley, l’État finança la recherche et la formation des ingénieurs, et se fit le principal acheteur de nombreuses innovations technologiques à l’époque de leur mise sur le marché. Il participa également à la création d’Internet et finança la recherche universitaire qui permit le développement de nombreux programmes informatiques nécessaires au fonctionnement d’Internet. Ainsi, l’État et les marchés sont intimement liés. Les entrepreneurs jouent un rôle, bien sûr, mais ils dépendent de l’État qui crée les conditions par lesquelles l’exploitation profitable d’un produit donné devient possible.
ParcourSup et nos renoncements politiques
Avec l’hiver reviennent les discussions autour de ParcourSup. Je voudrais ici récapituler quelques points factuels concernant ce dispositif, contrastant avec certains discours ambiants, puis faire qu…

Les récidivistes - AOC media
Agiter le chiffon rouge de la montée du nazisme reste une vaine superstition si l’on persiste dans les erreurs historiques – faire porter la responsabilité sur les classes populaires et le suffrage universel. Le parallèle avec aujourd’hui est à situer du côté d’une oligarchie soucieuse de barrer la route à la gauche, y compris sociale-démocrate, et qui ne tient plus compte du résultat des législatives. Il n’y a pas de déterminisme à la montée des fascismes : c’est le résultat d’un choix.

« La nation est une construction politique toujours inachevée »
Fruit d’une enquête menée depuis dix ans dans des collèges et des lycées, l’essai du politologue Sébastian Roché démontre comment les failles des institutions de la Répu...

Banca Etica sta per chiudere il conto di Autistici/Inventati! - Online petition
Siamo soci, socie e correntisti di Banca Etica. Abbiamo scelto di far parte di questa comunità per tre ragioni fondamentali: il rifiuto della guerra, la tutela dell’ambiente e la difesa dei diritti umani. Crediamo fermamente che questi valori non debbano rimanere sulla carta ma vadano applicati sempre e in ogni ambito della società. La denuncia dell’amministrazione Trump di mettere tra le organizzazioni di supporto a quelle terroristiche il collettivo Autistici/Inventati ci porta a mobilitarci i
