







RésuméLorsque des femmes commencent à exercer une profession supérieure, des discours dépréciatifs sont tenus. Ils visent les professionnelles et l’activité, qui subiraient une dévalorisation. La même réaction est observable quand les effectifs féminins augmentent ou dépassent ceux des hommes. Une analyse qui prend en compte des représentations et des données d’enquête, qui intègre la dimension de la comparaison entre les époques, les professions et les sexes, permet de saisir les enjeux d’un discours récurrent. On distingue ce qui relève de stratégies pour éliminer la concurrence et ce qui renvoie à des évolutions d’ordre social et institutionnel. Certaines apparaissent comme problématiques, mais le processus de féminisation n’est pas en cause. Par ailleurs, les femmes n’occupent pas, dans l’ensemble, les positions les plus valorisées et les moins exposées. Le poste détenu, la spécialité, le mode d’exercice, qui impliquent plus ou moins de disponibilité pour la sphère privée, seraient aujourd’hui des lignes de partage. Les situations et les choix concrets des femmes et des hommes sur le lieu de travail et dans la famille, sont-ils susceptibles de questionner les divisions et les hiérarchies traditionnelles ?
Se dépenser et se préserver. Éboueurs et balayeurs du secteur public
La virilité occupe traditionnellement une place centrale dans la composition de l’identité masculine, dans les styles de vie comme dans le rapport au travail chez les ouvriers. Chez les éboueurs et les balayeurs, les valeurs viriles (courage, force physique, endurance, résistance à la douleur, etc.) continuent de fonder la culture professionnelle et les manières de faire face au « sale boulot ». Mais elles sont aussi complétées voire concurrencées par une disposition professionnelle à préserver le corps et la santé, nécessaire pour tenir le poste. La nature de l’activité et les évolutions du secteur (modernisation, « médicalisation », recomposition sociale du groupe) ainsi que la trajectoire et les propriétés sociales des enquêtés éclairent la recomposition des masculinités et des écarts aux normes viriles au sein du groupe.
Les informaticiennes : de la dominance de classe aux discriminations de sexe ?
Bien que minoritaires, les informaticiennes sont aujourd’hui trop nombreuses pour apparaître comme des exceptions. Cet article examine la manière dont elles se situent par rapport aux normes de sexe et comment leur représentation de l’informatique a rendu possible leur carrière. L’informatique a la particularité de susciter des représentations ambiguës au niveau du genre. Se saisissant de l’idéologie de l’universel républicain qui leur promet l’égalité entre les sexes, les informaticiennes qui se considèrent comme appartenant au groupe dominant, peuvent s’y retrouver. À l’école, elles peuvent occulter le sexisme tant que leurs résultats sont suffisamment bons. Mais une fois confrontées à une forte concurrence professionnelle, elles ne savent pas décrypter les signaux des rapports sociaux de sexe et réagissent par une autoaccusation qui les renvoie à un statut de dominées.
Assistantes maternelles, des journées sans fin
Les assistantes maternelles produisent un travail invisibilisé et peu rémunérateur, au croisement d’enjeux féministes.

Ce n’est pas le manque de motivation qui éloigne les femmes du sport, mais le sentiment d’insécurité - Elle
Pour de nombreuses femmes, la sécurité fait désormais partie intégrante de la routine sportive. Une nouvelle étude britannique révèle l’ampleur du phénomène.

Plus d'ascension professionnelle en cours de carrière, mais pas pour tout le monde
Les travailleurs connaissent davantage de changements au cours de leur carrière aujourd’hui qu’il y a cinquante ans, mais les femmes et les ouvriers se heurten…

Les inégalités de salaires femmes-hommes se réduisent lentement
Les écarts de salaires entre les femmes et les hommes se réduisent. Mais l’égalité salariale est encore loin. Au rythme actuel, il faudrait encore environ 25 ans pour annuler l'écart à temps complet. Extrait du Centre d’observation de la société.

Répartition du temps de parole Femmes-Hommes dans les médias français | data.ina.fr
Visualisez et analysez la répartition du temps de parole femmes-hommes dans les médias français grâce à l'intelligence artificielle et aux données de l’INA.

Rupture amoureuse : les femmes se confient, les hommes se protègent
En matière de peines de cœur, les femmes se livrent plus que les hommes et reçoivent davantage de confidences. Ce qui fait peser sur elles une forme de contrôle social.

D’où vient l’écart de salaires entre les femmes et les hommes ?
Dans le secteur privé, les femmes gagnent 22 % de moins que les hommes en moyenne. Elles travaillent plus souvent à temps partiel et dans des métiers moins bien payés. À temps de travail et poste équivalents, l’écart de salaire est de 4 %.

Les garçons sont-ils des immatures chroniques ?
1À âge équivalent, les garçons seraient-ils moins matures que les filles ? C’est ce que prétendent fréquemment au collège les enseignant-e-s et les filles qui utilisent systématiquement cet adjectif pour décrire les garçons de leurs classes [Marro, 2011 ; Collet, 2013], alors qu’il n’est jamais utilisé pour qualifier les filles. Toutefois, quand on cherche à identifier en quoi consiste précisément cette immaturité, on peine à trouver les indices. Si le Larousse définit la maturité comme « l’état du plein développement », transcrire cette définition en langage scolaire ne tombe pas sous le sens. Ce qui n’empêche pas des enseignant-e-s ou des essayistes comme Jean-Louis Auduc [2009] d’affirmer que « l’écart de maturité [entre garçons et filles] atteint son paroxysme vers 14 ans » (p. 69) et de pointer du doigt ses conséquences.
Consommation : de quoi se privent les pauvres ?
Pas de vacances, des vêtements de mauvaise qualité, avoir du mal à se chauffer, ne pas pouvoir remplacer un meuble... Le manque d’argent a des répercussions concrètes sur les modes de vie et exclut des normes de la société de consommation.

Petits boulots et grandes galères : être jeune sans diplôme en milieu rural | Cereq
Reversé Clément | Céreq Bref, n° 465 | Entre la baisse régulière du décrochage scolaire et la place toujours plus grande du diplôme dans l'insertion professionnelle, les jeunes non diplômés font face à une situation de plus en plus difficile sur le marché du travail. Cela est particulièrement vrai en milieu rural, où ces jeunes se voient enfermés dans une instabilité structurelle, paradoxalement entretenue par leur attachement viscéral au travail. Ce Céreq Bref explore les dynamiques complexes de leur insertion, entre aspirations à l'autonomie, rejet de la stigmatisation associée aux aides sociales, et exploitation de leur disponibilité sur le marché du travail.
Esprits animaux: Dans quelle mesure les préférences environnementales se traduisent-elles par un vote écologiste ?
La science économique manque de diversité. Les femmes et les minorités ethniques sont sous-représentées dans la profession des économistes, ...
« Les inégalités femmes-hommes face au télétravail sont très rarement pensées par les organisations »
Cinq ans après le confinement, comment le « distanciel » perpétue-t-il les inégalités ? La sociologue Gabrielle Schütz, spécialiste des transformations du travail, s’interroge sur ses conséquences dans la carrière et la vie des femmes.

Éboueurs et balayeurs face aux paradoxes de leur condition – Métropolitiques
Qui sont les éboueurs et balayeurs du secteur public et que pensent-ils de leur condition professionnelle et sociale ? Hugo Bret aborde l'évolution récente de ce métier dans une étude sociologique…

Des ressources pour réfléchir à la domination des adultes sur les enfants et à des formes d'éducation plus évoluées. Je commence par mes émissions, elles envoient vers pas mal de ressources Cette récente série sur Korzcak, immense penseur et pedagogue radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-…
Avoir raison avec... Janusz Korczak : un podcast à écouter en ligne | France Culture
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