







EDITORIAL - Même si la France peine à réduire son endettement, les marchés financiers sont rassurés par l’absence de partis extrêmes au gouvernement et sont convaincus du soutien de la Banque centrale européenne.
CAC 40 : les actionnaires sont‑ils trop bien payés en France ?
EDITORIAL - En Europe, à l’inverse des Etats-Unis, le taux de distribution aux actionnaires reste vertueux, car il n’impacte pas l’investissement. Mais il faudrait un effort pour la transition énergétique.
Ne nous mélangeons pas avec le policy mix | Banque de France
Tribune d'Agnès Bénassy-Quéré, Seconde sous-gouverneure de la Banque de France.

Patrimoine immobilier et catastrophes climatiques
L'été dernier, je publiais dans Le Monde un texte qui partait d'un constat devenu banal et pourtant encore mal digéré par les institutions financières. Les événements climatiques extrêmes ne sont plus des risques marginaux, et le secteur bancaire tarde à en prendre la mesure. Cette tribune, reprise sur mon blog sous le titre (original) Crise climatique…

Tous les Nicolas du monde – OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques
Qui est Nicolas (le mème) ? Les comptes distribués du WID permettent d’apporter une réponse : en France, 70% des individus les moins riches sont bénéficiaires nets de la redistribution, ce qui correspond à un revenu brut hors cotisations retraite de plus de 4 200€/mois/p. soit un revenu net après impôt de 2 550€ par mois (pour un célibatire sans enfant). Ce revenu qui équilibre les taxes et impôts payés avec les prestations et dépenses publiques reçues a augmenté au cours des 30 dernières années.
Aide au développement : le grand repli européen
Plusieurs grands pays européens veulent réduire fortement leur budget d’aide au développement, souvent sous la pression des partis d’extrême droite. C’est en France que la baisse, de 34 %, est la plus importante. L’aide, autrefois orientée vers la solidarité internationale, répond à de nouveaux objectifs comme lutter contre l’immigration ou favoriser les intérêts économiques des pays donateurs.

Quand l'Etat incite à la stagnation des salaires
Au cours des années récentes, l’embellie du marché du travail conjuguée à la vague inflationniste a remis le dossier des salaires et du pouvoir d’achat sur le …

Les freins au départ en vacances
Les vacances des 15-69 ansEn moyenne, 57% des Français de 15 à 69 ans partent en vacances au moins une fois par an. Mais 14% d’entre eux ne…

Pourquoi les salaires résistent-ils aux crises ?
Même quand l’économie vacille, les salaires tiennent bon. Et ce n’est pas un hasard ! Une récente étude révèle un facteur clé : la marge de manœuvre dont disposent les salariés.

Comment l’irruption du FN a bouleversé le jeu politique
L’extrême droite a eu une place extrêmement marginale dans le paysage politique des décennies qui ont immédiatement suivi la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci était dominé par deux blocs, un bloc de gauche et un bloc de droite. L’essor du Front national a bousculé cet équilibre.

La revanche économique de l’Europe du Sud
La croissance de la Grèce et de l’Espagne devrait être supérieure à 2 % cette année, alors que l’économie de l’Allemagne stagne et que le PIB français progresse difficilement.
Le cycle d’affaires et l’incertitude autour de la politique économique en France
Blog de sciences économiques et sociales de Martin Anota. Traductions, revues de presse.

Réindustrialiser la France fait consensus, mais pourquoi et comment ?
En cette période de recherche de sujets politiques consensuels, l’industrie apparaît en bonne place pour mettre tout le monde d’accord. La volonté affichée de…

Pourquoi Total ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France
C'est l’occasion de démasquer les artifices rhétoriques que les multinationales comme TotalEnergies utilisent pour camoufler leur évasion fiscale.

Va-t’en guerre
J’écris parce que je n’ai pas réussi à ne pas le faire. Être journaliste freelance implique des sacrifices. Dans ces épisodes, je raconte quinze ans de journalisme.

Peut-on mesurer les émissions des riches ?
Et si oui, doit-on le faire ?

L’antisémitisme et la réforme de la Bourse de Paris (1893-1898)
Les réformes de la Bourse de Paris entre 1893 et 1898 sont l’occasion de manifestations d’antisémitisme qui peuvent ne guère surprendre dans le contexte de l’époque. Les partisans du monopole des agents de change traitent de juifs les membres du marché libre (les coulissiers) qui le remettent en cause. Au-delà de la défense conservatrice d’une corporation privilégiée et de sa contestation libérale, cet épisode permet de mieux comprendre que ce sont deux conceptions du marché financier toujours actuelles qui sont en cause. Les coulissiers privilégient la liquidité, la rapidité d’exécution, les financiers professionnels et les échanges internationaux, au prix éventuellement d’une moindre sécurité et d’une moindre égalité dans l’échange, au détriment sans doute des petits boursicoteurs et de la stabilité du marché. Les agents de change avaient des priorités inverses. Le débat s’enrichit de l’émergence d’une tierce position socialiste qui renvoie dos à dos libéraux et conservateurs pour proposer une Bourse service public privilégiant transparence et sécurité sans que ce soit au profit d’un groupe privilégié, position qui, sans prévaloir, annonce de nouvelles conceptions de l’économie de marché., The reforms of the Paris Stock Exchange between 1893 and 1898 gave rise to manifestations of antisemitism that were very much of their time. Supporters of the stockbrokers’ monopoly branded their opponents who participated in the free market (known as coulissiers) as Jews. Beyond the conservative defense of a privileged guild and its liberal contestation, this episode illuminates two conceptions of the financial market that are still current today. The coulissiers favored liquidity and speed of execution, professional financiers, and international exchanges, potentially at the cost of trading security and equality, and to the detriment of small traders and market stability. The official brokers (agents de change) had opposite priorities. The debate was complexified by the emergence of a third, socialist position that rejected both liberal and conservative visions, proposing a public-service stock exchange that would favor transparency and security without benefiting a privileged group. Although this position did not win out, it nevertheless heralded new conceptions of the market economy.
