







Voilà longtemps que je voulais évoquer Le Jazz et les gangsters 1880-1940, de Ronald L. Morris (1980). Cette étude sociologique mettait en avant les liens et les affinités entre les jazzmen noirs et les gangsters, siciliens ou juifs, qui « ont apporté leur soutien commercial, leur amitié et leurs encouragements à des centaines et des centaines d’artistes de jazz en les aidant à atteindre une popularité qui leur eût autrement échappé » (p.13).
« Je n’oublierai jamais » : dans les HLM, la violence de la canicule et l'indifférence des bailleurs
Au cœur de la canicule, une femme malvoyante a été retrouvée morte, seule chez elle. Dans sa résidence sociale, les locataires dénoncent les refus répétés du bailleur d’installer des volets malgré la chaleur harassante.

On a parlé de la canicule au meeting de Bruno Retailleau et on n’a pas été déçu
L'Iceberg des Jeux de Pêche

Ne militez jamais
Compilation des plus moches productions graphiques du mouvement social. Nanarland de la propagande....
Derrière les cafés Joyeux, la galaxie catholique réactionnaire
Côté rue, l'enseigne Café Joyeux présente un visage avenant où bonté de cœur et esprit d'entreprise œuvrent de concert pour favoriser l'intégration au monde du travail de personnes en situation de handicap (…)

Travail et canicule : entre improvisation et absurdité
En pleine canicule, bossez comme si de rien n’était, mais en « buvant de l’eau » et en « mangeant équilibré » : le « quoi qu’il en coûte » climatique vire à l’absurde.

小沢健二 (Kenji Ozawa) – 球体の奏でる音楽 (1996) (Full Album) (90s Japanese Jazz, Pop)
«Uno spazio di cura per la vita collettiva», Forte Prenestino, quarant’anni “occupati”
Il primo maggio del 1986 un eterogeneo gruppo di punk, comunisti, anarchici, femministe, rompeva il lucchetto della struttura militare di Roma per trasformarlo in un centro sociale. Nessun collettivo politico, ma solo un gruppo di soggettività che si ritrovano intorno al concetto di autogestione. Musica come bene comune, autoproduzione, utilizzo critico delle tecnologie, ambientalismo e transfemminismi sono i temi che lo attraversano da sempre. La cultura scelta come arma di contestazione lo hanno reso l’anima creativa del movimento

Les honnêtes gens et le sale boulot
2Je ne fais pas ressurgir le cas de l’Endloesung (la solution finale) nazie de la question juive pour condamner les Allemands ou les faire paraître pires que les autres, mais pour rappeler à notre attention la dangerosité toujours tapie en nous. Une grande partie de ce qui suit fut écrite après mon premier séjour après-guerre en Allemagne, en 1948. Mes impressions furent vives. Les faits ne se sont pas amoindris et n’ont pas disparu avec le temps, comme l’ont fait les histoires des atrocités que les Allemands sont censés avoir perpétrées en Belgique pendant la Première Guerre mondiale. Plus les comptes-rendus étaient exhaustifs, pires ils étaient [3].
Roberto De Zerbi, un idéal populaire dans le football capitaliste
Qui est Roberto De Zerbi, ce personnage singulier, dont la vision du football croise celle de la lutte des classes? Salim Lamrani lui a consacré une biographie, Le Football selon Roberto De Zerbi, (Marabout, 2025) qui retrace le parcours ce maitre du jeu offensif, qui a bâti au fil des années une pensée footballistique exigeante. Portrait d’un entraîneur qui a trouvé à Marseille une ville à son image. “Je suis venu ici pour le Vélodrome et pour battre le PSG, l’équipe qui représente le pouvoir. Moi, le pouvoir, je n’aime pas ça”, déclarait Roberto De Zerbi, entraîneur de l’Olympique de Marseille après la victoire de son équipe 1-0 contre le rival parisien, le 22 septembre dernier. Si cette réaction avait provoqué l’émoi d’une partie de la classe médiatique et des suiveurs de Ligue 1, c’est bien pour son caractère unique dans un milieu marqué par la pauvreté de la parole politique. En effet, se font de plus en plus rares les personnages aussi exposés qui se permettent de telles sorties, en rupture avec les discours formatés et éléments de langage habituels. Si RDZ invoque ici la lutte des classes comme allégorie de son opposition du soir, faut-il y voir une prise de position révolutionnaire pour autant? De Zerbi est avant toute chose un amoureux de football et de romantisme, comme il en existe peu. Salim Lamrani, son biographe, le compare à Marcelo Bielsa, icône du football sud-américain, passé lui aussi par le banc olympien. Moins adepte de la caisse réfrigérante, RDZ partage avec El Loco la passion, le caractère volcanique, et tous deux accordent une grande importance aux idées de code d’honneur et de parole donnée. Un trait de sa personnalité expliqué par son enfance, très influencée par les codes populaires de rue et le milieu ultra italien, surtout Bresciani. Les deux techniciens pratiquent un jeu inlassablement offensif, prêt à prendre tous les risques pour créer du jeu et donc de l’émotion chez le spectateur, souvent prolétaire. Certains comparent Roberto de Zerbi à un “Robin des Bois”, capable de donner de la joie et du bonheur à des gens qui en sont globalement privés par leur condition matérielle. Cela a guidé son choix de venir à l’OM, malgré des propositions plus juteuses dans des championnats plus excitants, sans faire injure à notre Ligue 1. À son arrivée dans le club phocéen, le natif de Brescia a très vite expliqué qu’il était ici avant tout pour la ferveur populaire du Vélodrome, cœur battant d’une ville ayant reçu une forte immigration et où le taux de pauvreté atteint dans certains quartiers 50%. Le football mis au service des classes populaires, c’est ça qui l’intéresse, c’est ce qui le pousse. Un fils du peuple en zone technique ‘Roby’ doit son attachement à la culture ultra, autant à ses origines sociales qu’à son contexte familial. Son père, responsable des tifosi de Brescia, lui a inculqué ces codes en le faisant participer dès l’enfance aux animations et tifos dans les tribunes du stade Mario-Rigamonti. Cette histoire a aussi facilité son adaptation à l’OM et au Vélodrome, porte d’entrée du mouvement ultra en France. Le 4 octobre dernier, à l’occasion du déplacement sur la pelouse messine, RDZ est apparu “looké”, avec la fameuse Goggle Jacket, veste à lunettes de chez CP Company, devenue au fil du temps vraie pierre angulaire du dressing d’un ultra, au Royaume-Uni mais surtout chez les tifosi transalpins. Au-delà de l’aspect footballistique, le coach phocéen a déjà exprimé publiquement ses positions politiques, ce qui reste rare à ce niveau. Dans un des entretiens ayant eu lieu pour la rédaction de sa biographie, il déclare “J’ai toujours détesté l’injustice. Je n’ai jamais accepté ceux qui se montrent forts avec les faibles. C’est une ligne rouge pour moi. Il faut se montrer fort avec les puissants, avec ceux qui ont le pouvoir, ou bien se taire. S’en prendre aux plus faibles est d’une lâcheté sans nom. Je sais ce que c’est que de se retrouver en situation de faiblesse”. Issu d’un milieu modeste, RDZ a connu la violence sociale étant jeune, notamment suite au licenciement abusif de son père ouvrier. C’est ce qui le poussera à vouloir faire du football sa profession, pour gagner son pain et sortir de la misère mais aussi pour rendre fier son père. Nous avons déjà compris son idée de transmettre aux gens qui souffrent, aux travailleurs, de la joie par le biais du football mais cette idée va en réalité plus loin. Grand admirateur de Diego Maradona, joueur du peuple et défenseur des opprimés, RDZ veut “rendre aux classes populaires leur dignité”, dignité volée par le capitalisme et l’exploitation. Ce qui lui fait un point commun avec la mère de Daniele De Rossi (sic!), qu’il a demandé à rencontrer suite à ses prises de paroles sur les réseaux sociaux se revendiquant ‘communiste’ et pour une répartition des richesses plus juste. Face aux contradictions du football moderne Sans pour autant lire Lénine ou s’investir dans des groupes révolutionnaires, De Zerbi fait un peu figure d’OVNI politique dans le monde du football. Même si ses sorties ne sont pas très fréquentes, ni aussi radicales qu’on pourrait l’espérer, le technicien incarne un contre-modèle, une rupture avec les prises de paroles lisses, aseptisées et frileuses auxquelles les acteurs du football nous ont habitués. Ceci étant dit, difficile de ne pas souligner les contradictions du coach marseillais. Comme lorsque le Bresciani a entraîné le Shaktar Donetsk, propriété de l’oligarque Rinat Akhmetov. Les propriétaires des clubs sont rarement des camarades diriez-vous, peut-on vraiment entraîner au très haut niveau sans avoir à travailler pour un milliardaire ou un fond d’investissement, tout aussi peu recommandable? Et que penser du fait que Mason Greenwood, accusé de violences conjugales et tentatives de viols par son ex-compagne Harriet Robson, ait été sa cible prioritaire pour son premier mercato à la tête de l’OM? Même si le joueur n’a pas été condamné, les vidéos sur internet et le rejet d’une grande partie des supporters des Three Lions quant à son retour en sélection en disent suffisamment sur le personnage. RDZ peut-il se permettre à un tel niveau de pression économique et sportive de se priver d’un joueur comme Greenwood? N’est-ce pas plutôt l’état-major olympien qui est à blâmer pour avoir laissé un tel joueur incarner l’institution sur le terrain? Mais alors, faut-il voir dans la posture de De Zerbi une opération de communication hypocrite? Difficile à dire, mais cela pose une question plus large: est-ce possible d’être de gauche aujourd’hui dans le football professionnel sans entrer en contradiction avec ses propres convictions, sans renoncer à ses idéaux? On peut conclure en citant Salim Lamrani: “Même s’il appartient à une classe ultra privilégiée, il est resté fidèle aux siens”. De Zerbi a, autant que possible, conservé un regard politique, une approche sociale, une mentalité ultra, dans ce milieu ultra-compétitif et hypocrite qui ne se préoccupe que très peu des intérêts des travailleurs et des minorités alors que l’odeur de l’argent devient nauséabonde. Sans en gommer les paradoxes, nous ne pouvons que saluer les prises de paroles rafraîchissantes du coach italien. Elles ont le mérite d’exister dans un océan de politiquement correct et de prétendu apolitisme.

Se dépenser et se préserver. Éboueurs et balayeurs du secteur public
La virilité occupe traditionnellement une place centrale dans la composition de l’identité masculine, dans les styles de vie comme dans le rapport au travail chez les ouvriers. Chez les éboueurs et les balayeurs, les valeurs viriles (courage, force physique, endurance, résistance à la douleur, etc.) continuent de fonder la culture professionnelle et les manières de faire face au « sale boulot ». Mais elles sont aussi complétées voire concurrencées par une disposition professionnelle à préserver le corps et la santé, nécessaire pour tenir le poste. La nature de l’activité et les évolutions du secteur (modernisation, « médicalisation », recomposition sociale du groupe) ainsi que la trajectoire et les propriétés sociales des enquêtés éclairent la recomposition des masculinités et des écarts aux normes viriles au sein du groupe.
Interroger le mérite des champions, à l'école comme dans les stades
A l’heure où, à nouveau, des médailles sont distribuées aux champions olympiques et paralympiques, la question du sens de ces récompenses débouche sur des inte…

The Black Jacobins: Toussaint L'Ouverture and the San D…
A powerful and impassioned historical account of the la…

L’antisémitisme et la réforme de la Bourse de Paris (1893-1898)
Les réformes de la Bourse de Paris entre 1893 et 1898 sont l’occasion de manifestations d’antisémitisme qui peuvent ne guère surprendre dans le contexte de l’époque. Les partisans du monopole des agents de change traitent de juifs les membres du marché libre (les coulissiers) qui le remettent en cause. Au-delà de la défense conservatrice d’une corporation privilégiée et de sa contestation libérale, cet épisode permet de mieux comprendre que ce sont deux conceptions du marché financier toujours actuelles qui sont en cause. Les coulissiers privilégient la liquidité, la rapidité d’exécution, les financiers professionnels et les échanges internationaux, au prix éventuellement d’une moindre sécurité et d’une moindre égalité dans l’échange, au détriment sans doute des petits boursicoteurs et de la stabilité du marché. Les agents de change avaient des priorités inverses. Le débat s’enrichit de l’émergence d’une tierce position socialiste qui renvoie dos à dos libéraux et conservateurs pour proposer une Bourse service public privilégiant transparence et sécurité sans que ce soit au profit d’un groupe privilégié, position qui, sans prévaloir, annonce de nouvelles conceptions de l’économie de marché., The reforms of the Paris Stock Exchange between 1893 and 1898 gave rise to manifestations of antisemitism that were very much of their time. Supporters of the stockbrokers’ monopoly branded their opponents who participated in the free market (known as coulissiers) as Jews. Beyond the conservative defense of a privileged guild and its liberal contestation, this episode illuminates two conceptions of the financial market that are still current today. The coulissiers favored liquidity and speed of execution, professional financiers, and international exchanges, potentially at the cost of trading security and equality, and to the detriment of small traders and market stability. The official brokers (agents de change) had opposite priorities. The debate was complexified by the emergence of a third, socialist position that rejected both liberal and conservative visions, proposing a public-service stock exchange that would favor transparency and security without benefiting a privileged group. Although this position did not win out, it nevertheless heralded new conceptions of the market economy.

Pourquoi autant de « hackers » célèbres dans les fichiers Epstein ? | Reflets.info
C'est un sujet encore peu exploré, mais le milliardaire avait visiblement un gros intérêt pour le monde de la sécurité informatique. Au point de vouloir se rendre à Defcon, la convention annuelle de hackers à Las Vegas et...
